En bref
La collection KONSTRUNDA d'IKEA réunit vingt-deux pièces créées par sept artistes, transformant des objets du quotidien en éléments décoratifs qui évoquent des œuvres de galerie d'art.
Trois points à retenir
- Vingt-deux pièces uniques créées par sept artistes différents, disponibles en magasin et sur IKEA.fr
- Le tapis graphique noir et blanc (99,95 euros) et la table d'appoint en métal (49,99 euros) créent un impact visuel fort
- La collection refuse l'uniformité en laissant chaque créateur conserver sa signature et son langage visuel propre
La réponse en bref
Oui, selon l'article, les pièces de la collection KONSTRUNDA d'IKEA peuvent effectivement être confondues avec des œuvres de galerie, car elles transforment un intérieur en espace curaté sans passer par une galerie d'art traditionnelle.
J’ai accroché trois pièces de la nouvelle collection d’art IKEA — depuis, tout le monde me demande de quelle galerie elles viennent
Un tapis noir et blanc et deux objets signés ont suffi pour que mes invités cessent de voir mon salon comme un simple intérieur meublé — et commencent à parler de « curation ».
C’était un dimanche matin, vers dix heures, dans un magasin IKEA au nord de Paris. Entre les rayons habituels de meubles modulables et de housses de couette, trois pièces ont captivé mon regard d’une manière inhabituelle. Pas de l’ordre du coup de cœur impulsif, plutôt cette certitude immédiate qu’elles ne ressemblaient à rien de ce que l’enseigne suédoise proposait jusqu’alors. Quelques semaines plus tard, installées chez moi, elles suscitent invariablement la même question de la part des visiteurs : « Tu les as achetées où, exactement ? » Comme si IKEA ne pouvait décemment pas être la réponse.
KONSTRUNDA : quand IKEA brouille les frontières entre objet du quotidien et pièce de galerie
Derrière ce nom suédois qui évoque vaguement une ronde artistique se cache une démarche assez singulière pour une enseigne d’ameublement de masse. KONSTRUNDA ne se contente pas de surfer sur des tendances graphiques repérées sur Pinterest. Elle réunit vingt-deux pièces uniques créées par sept artistes différents, avec une ambition affichée : transformer l’art en objet du quotidien sans sacrifier l’exigence esthétique.
Ce qui frappe en découvrant ces pièces, c’est leur capacité à transformer un salon ou une entrée en espace habité, presque curaté, sans passer par la case galerie d’art traditionnelle.
Dix-huit références sont disponibles à la fois en magasin et sur IKEA.fr. Un tapis graphique noir et blanc côtoie une table d’appoint en métal, dans une logique où le textile dialogue avec le mobilier et où l’art sort du cadre pour investir tout l’espace de vie. Ce choix de multiplier les supports traduit une volonté claire : ne pas cantonner l’art au mur, mais le laisser infuser l’ensemble d’un intérieur.
Sept créateurs, vingt-deux manières de regarder la matière
Ce qui donne à KONSTRUNDA sa texture particulière, c’est précisément cette pluralité de regards. Sept créateurs aux horizons variés ont été réunis autour d’un même projet, chacun apportant sa patte, son univers graphique, sa manière propre d’interroger la couleur et la forme.
Cette diversité se ressent immédiatement dans l’hétérogénéité des pièces proposées. Entre motifs abstraits, compositions épurées et jeux de contrastes francs, la collection refuse l’uniformité pour mieux célébrer la singularité de chaque créateur impliqué. On pense inévitablement aux collaborations passées de l’enseigne avec des designers extérieurs, mais KONSTRUNDA pousse le curseur plus loin encore.
L’objet devient ici le point de rencontre entre plusieurs sensibilités, et c’est précisément ce qui le rend difficile à cataloguer dans une seule esthétique.
Les trois pièces qui ont changé mon salon
Parmi les vingt-deux créations, trois ont retenu mon attention — et depuis, celle de tous mes invités. Le tapis KONSTRUNDA en noir et blanc, au format généreux de quatre-vingts centimètres sur cent soixante, s’est imposé comme une évidence. Son motif graphique capte la lumière différemment selon les heures de la journée, et c’est précisément cette variation subtile qui en fait une pièce presque vivante.
Posé au sol de mon entrée, ce tapis fonctionne comme une œuvre à part entière, bien plus qu’un simple revêtement. Son contraste marqué dialogue naturellement avec mon mobilier en bois clair et mes murs blancs, créant un effet de profondeur sans effort apparent. Tarif : 99,95 euros, un montant qui reste raisonnable au regard de l’impact visuel obtenu.
La table d’appoint en métal, avec ses trente centimètres, incarne une autre facette de cette collection : celle de l’objet utilitaire sublimé par une attention portée au détail. Son format compact lui permet de s’installer près d’un fauteuil, dans un angle de salon, sans jamais encombrer l’espace. Prix affiché : 49,99 euros.
Au-delà de ces deux pièces, ce qui séduit dans l’ensemble de la collection, c’est cette capacité à créer des points de tension visuelle dans un intérieur autrement sage.
Associer plusieurs objets KONSTRUNDA entre eux permet de composer une atmosphère cohérente sans tomber dans la juxtaposition hasardeuse. C’est exactement ce qui s’est produit chez moi : trois éléments suffisent pour créer un fil conducteur visuel qui traverse l’entrée et le salon.
Où trouver ces pièces et comment les agencer sans faire galerie municipale
La collection KONSTRUNDA n’est pas disponible dans l’ensemble du réseau IKEA, ce qui lui confère d’ailleurs une forme de rareté assez inhabituelle pour l’enseigne. Elle peut être découverte dans une sélection de magasins participants :
- Paris Nord
- Lille Lomme
- Bordeaux
- Villiers-sur-Marne
- Toulouse Roques
- Franconville
- Nice Saint-Isidore
- Lyon Grand Parilly
- Rivoli
Pour les lecteurs plus éloignés de ces zones, l’ensemble des dix-huit références reste accessible via le site IKEA.fr, avec des filtres de recherche qui facilitent la navigation.
Composer son propre accrochage avec ces pièces demande surtout de penser en termes d’équilibre plutôt que d’accumulation. Quelques repères simples permettent d’éviter les erreurs les plus courantes :
- privilégier un point focal fort, comme le tapis graphique, plutôt que de multiplier les motifs sur une même surface
- laisser respirer les objets entre eux, en évitant de saturer un angle de pièce
- jouer sur les hauteurs, en associant un élément au sol et un autre sur une surface surélevée, pour créer un parcours visuel naturel
- garder une cohérence de palette, en s’appuyant sur les contrastes noir et blanc déjà présents dans certaines pièces de la collection
L’idée n’est pas de reconstituer une cimaise de musée chez soi, mais de laisser chaque objet exister pleinement, dans un dialogue mesuré avec le reste du mobilier.
Le budget réel pour transformer un intérieur sans vider son compte
C’est sans doute l’argument le plus convaincant de cette collection : son accessibilité tarifaire. Le tapis KONSTRUNDA, pièce la plus statutaire de ma sélection, affiche un prix de 99,95 euros. La table d’appoint en métal se négocie autour de 49,99 euros. Associer ces deux pièces permet déjà de transformer sensiblement une entrée ou un coin salon, pour un budget qui reste contenu sous la barre des cent cinquante euros.
Il faut toutefois garder à l’esprit que seuls certains produits de la collection ont des prix communiqués précisément. Les dix-huit références disponibles couvrent probablement une fourchette plus large, qu’il convient de vérifier directement en magasin ou sur le site.
Cette transparence partielle n’enlève rien à la promesse initiale : offrir une expérience proche de la curation artistique, sans les budgets habituellement associés à ce type d’achat.
Pourquoi ces pièces résistent à la question « c’est vraiment de chez IKEA ? »
Au final, KONSTRUNDA illustre une tendance de fond dans l’univers de la décoration : celle d’un art qui descend de la cimaise pour investir le quotidien, sans perdre en exigence ce qu’il gagne en accessibilité. Ce qui rend ces pièces difficiles à identifier comme issues d’une enseigne de grande distribution, c’est précisément leur refus de ressembler à un produit standardisé.
Chaque créateur impliqué a conservé sa signature, son langage visuel propre. Résultat : impossible de détecter un « style KONSTRUNDA » uniforme, cette cohérence forcée qui trahit d’ordinaire les collections issues d’un même bureau de tendances.
Depuis que j’ai installé ces trois pièces, mon salon a changé de statut aux yeux de mes visiteurs. Il est passé d’un intérieur meublé à un espace pensé, où chaque objet semble avoir été choisi pour dialoguer avec les autres. Et quand on me demande encore de quelle galerie viennent ces œuvres, je laisse planer le doute quelques secondes — juste assez pour savourer le décalage entre la perception et la réalité du lieu d’achat.


